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L’inculpation et la détention de M. Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du Président de la : sa démission ou sa révocation s’impose.

<< Le Parquet ne fait pas partie du pouvoir judiciaire, il fait partie du pouvoir exécutif. Il ne peut arrêter un citoyen que lorsqu’il y a des indices sérieux de culpabilité…>>

Par Éric Bilale

L’État de droit est un système de croyances que nous sommes fiers de soutenir. À nos yeux, c’est ce qui fera que notre société, un jour, surpasse les autres.

Dans un État dit de droit, sauf galéjade politique de mauvais goût, sauf une parodie de justice, lorsqu’une autorité de ce rang est inculpé et placée en détention, il y a des conséquences automatiques. La crédibilité des enquêtes passent, sans doute, par la démission ou la révocation de l’intéressé.

1. Le fait qu’un Directeur de Cabinet du Président de la République est mapé (pour dire placé sous Mandat d’Arrêt Provisoire, MAP) traduit, non seulement l’idée des indices sérieux de culpabilité pesant sur lui, mais également, il faut le préciser, l’idée que le poids de sa présomption de culpabilité affecte l’image de l’Institution constitutionnelle Président de la République et prive, de façon manifeste, au Service public du Cabinet du Président de la République, la possibilité de mieux continuer (la continuité des services publics);

2. Il est important de rappeler qu’en tant que service public, le Cabinet du Président de la République n’a pour ordonnateur de dépenses que le Dircab. Il sert de relais entre le Président de la République et les autres institutions de la République. Son empêchement cause, automatiquement, un obstacle. C’est pourquoi, afin d’assurer la continuité du service public qu’est le Cabinet du Président de la République, la nomination immédiate d’un autre Directeur de Cabinet s’impose lequel devra en assurer continuité (l’une des lois de Roland). Nous rappelons que la continuité de l’Etat n’est qu’un corollaire de la continuité des services publics, dans la mesure où l’État n’est qu’un faisceau des services publics ;

3. L’aspect que la justice doit faire son travail sans obstacles ni influence de l’inculpé sur certains témoins, compte tenu de l’influence des fonctions qu’il occupe, doit être pris en compte et imposer, naturellement, la démission ou la révocation du Sieur Vital Kamerhe de ses fonctions à la présidence. C’est au nom de l’honneur et de la dignité de l’Institution Président de la République que ces choses doivent se faire sans délai, car, honorer l’Institution Président de la République c’est honorer le pouvoir Constituant originaire, le Souverain primaire donc le Peuple.

Moralité, nous l’avons toujours dit, le Directeur de Cabinet du Président de la République est une autorité administrative déconcentrée. Il gère au quotidien un service public d’État, il touche au quotidien aux moyens matériels de l’administration (finances publiques), il passe des marchés publics, il fait des demandes des avis de non objection en vertu des pouvoirs et des prérogatives administratives qui lui sont reconnus. De ce point de vue, la redevabilité est un impératif. Si le Président de la République ne peut pas être interrogé sur la gestion quotidienne de son Cabinet, étant donné qu’il n’y a qu’une autorité administrative qui le gère au quotidien et directement, le Directeur de Cabinet du Président de la République par contre, peut y répondre en sa qualité de gestionnaire d’un service public, tant devant le Parlement que devant la justice. Au niveau du Parlement, pour des raisons politiques non justifiables, les questions de l’Honorable Jean Jacques Mamba n’ont pas eu des suites. Le Parquet, en son rôle de l’Organe de la Loi, a pris le devant afin de rétablir l’ordre public.

Nous espérons que la justice ira jusqu’au bout et que le Trésor public sera rétabli dans ses droits.

AVEC Dieu nous vaincrons.